Après la couture du cuir à la machine avec la confection de mon petit porte-monnaie (je l'adore, il ne me quitte plus), j'ai voulu tester la couture à la main.
Plus précisément, la couture sellier.
C'était un de mes fantasmes depuis longtemps, il est assouvi!

Je dois pourtant vous avouer que, si j'ai toujours envie de me lancer dans les créations en cuir, le stage ne s'est pas déroulé exactement comme je l'imaginais.
Je pense que je suis tombée le mauvais jour.
La sellière a passé plus de temps à s'occuper de sa devanture que de sa stagiaire (moi en l'occurence)!
Elle était peut-être préoccupée par autre chose, mais après tout, elle s'était engagée à me transmettre un peu de son savoir (et a été payée pour, accessoirement). 
Heureusement que j'ai l'habitude de coudre des sacs, que j'ai déjà manipulé le cutter, posé des fermoirs, et heureusement que son employée adorable était là pour suppléer à la présence en pointillés de sa patronne. Et que moi, j'étais dans un bon jour et de bonne humeur!

Pour couronner le tout, je n'ai pas eu le choix des fermoirs (je n'aurais certainement pas choisi celui- là), chaînes, et autres accessoires, puisque la sellière n'avait pas pensé à renouveler son stock, incompréhensible quand on doit accueillir des stagiaires!!

Qu'à cela ne tienne, j'ai quand même trouvé ce que j'étais venu chercher (merci à la gentille Marion), à savoir les techniques de bases pour coudre du cuir à la main.
J'ai appris le point sellier: comment utiliser les alênes pour percer le cuir, comment préparer les fils qu'il faut poisser (frotter sur de la cire d'abeille pour éviter l'usure donc la casse), comment enfiler les aiguilles, comment tenir et croiser les aiguilles pour créer le point, comment faire les points "à cheval" en fin de couture...
Et comment faire une belle finition en ponçant les bords du cuir et en les patinant à la cire (même si cette étape a été rapide, vu comme le temps a passé vite, en partie à attendre qu'on m'explique certaines techniques. Grrr!!!).

En conclusion, je crois que je vais adorer coudre le cuir.
Manipuler cette matière noble, son odeur caractéristique si agréable, le plaisir de voir l'objet prendre forme sous mes doigts et savoir qu'il me restera des années: et oui, la couture sellier se caractérise par son extrême solidité. Elle résiste à tout, même sur les cuirs les plus épais.
Tout est fait pour que rien ne bouge: le fil de lin poissé, les points inclinés pour éviter l'effet "découper suivant les pointillés"...

Je suis tellement sûre que je vais aimer, que  j'ai demandé au Père Noël de m'apporter le matériel de base pour m'exercer!
Vous risquer donc de voir de la maroquinerie sur ces pages d'ici quelques mois!

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Même si il n'est pas celui dont je rêvais, ce petit sac me servira!

A très bientôt!